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Dimanche 20 mars 2011

Compteurs électriques communicants Linky


L'Union Européenne a fixé en septembre 2009 un objectif contraignant de déploiement de compteurs électriques communicants: 80% des foyers européens devront être équipés en 2020 et 100% en 2022.
En France, bien qu'ayant déjà le monopole de la distribution d'électricité, ERDF a été choisi pour être le distributeur de ces compteurs qui portent la marque "Linky".

Un compteur Linky … … ça ressemble à quoi ?

compteur Linky


1
- Indicateur lumineux de consommation. Clignotement de vitesse proportionnelle à la quantité d’électricité consommée.
2 - Afficheur : Permet de visualiser des paramètres du compteur, dont la consommation instantanée et le maximal depuis 00h00
3 - Touches de défilement des données
4 - Numéro de votre compteur
5 - Bouton d’ouverture du capot . Permet d'accéder au contact sec.
6 - Voyant lumineux pour la remise en fonctionnement


Linky (2)

7 - Contact sec . Permet la mise en marche ou l’arrêt automatique de certains appareils électriques (ballon d'eau chaude par exemple)
8 - Télé-Information Client filaire . Sortie de liaison de télé-information client. Différentes informations
liées au signal tarifaire (option tarifaire, période tarifaire…) sont émises sur cette liaison de télé-information. Elle permet le branchement d'un système de pilotage de vos appareils électriques, après installation spécifique.
9 - Télé-Information Client USB . Cet emplacement permet également le branchement d'un système de pilotage de vos appareils électriques.
10 – Fusible

avantages recherchés :

Des économies d'énergie :
pour le particulier, un suivi permanent de sa consommation, en kwh ou même en Euros, donc une sensibilisation,
- pour le gestionnaire, la possibilité de connaître à tout instant la consommation de chacun d'entre nous et lors d'un pic de consommation, la possibilité de brider certains compteurs ; dans ce dernier cas, pour ne pas disjoncter, le particulier doit avoir sur son installation un délesteur qui gère les appareils à arrêter. Il peut fonctionner soit de façon cyclique; il fait tourner les appareils à arrêter. Soit en cascade où il arrête les appareils dans un ordre décroissant de priorité.

… autres avantages.

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Mardi 6 juillet 2010

Historique du Développement Durable

A la fin des 30 glorieuses, en janvier 1972 le rapport Meadows du club de Rome (édité en France sous le titre halte à la croissance ) dénonçait les aspects malsains de la croissance (épuisement des ressources et dégâts écologiques). En 1972 était fondé le PNUE (programme des Nations Unies pour l’environnement). En 1973 le choc pétrolier qui était de nature politique fit prendre conscience de la fragilité des économies dépendantes du pétrole.

Mais pour les PD il ne s’agissait pas de remettre en cause leur modèle de développement mais au contraire de le pérenniser en le rendant moins énergivore.

Toute l’ambiguïté du DD était déjà là !

Puis de nouvelles critiques plus radicales virent le jour :

Nicolas Georgescu Roegen, économiste roumain propose de rompre avec la croissance et pas seulement d’en réduire le rythme (1995 la décroissance).
René Passé en 1979 dans l’économique et le vivant dénonce une économie qui va à l’encontre du vivant.
Jacques Ellul dénonce les dangers d’une technique qui asservit plus qu’elle ne libère et appauvrit les uns en prétendant améliorer le sort des autres.
Ivan Illich dénonce l’échec social du modèle de production : l’homme augmente sans cesse ses besoins (marchandises prothèses)

André Gorz avance que dans notre système social capitaliste, la production marchande produit de la pauvreté et de l’exclusion « la richesse rend pauvre » (in Ecologie et politique). Il propose de développer les activités non marchandes.

Mais ces analyses étaient trop radicales pour influer le cours des sociétés où tout poussait à faire de la croissance économique l’objectif central.

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Mercredi 19 mai 2010

Le solaire thermique - conférence

Conférence du 12 mai 2010 par M. Joseph Dejonghe, expert solaire thermique pour la Division de l’énergie du Ministère de la région Wallone.

Une maison bioclimatique construite en 1980 :

M. Dejonghe explique avoir réalisé en 1980 un système de chauffe-eau thermique composé d’un panneau de polycarbonate intégré en toiture avec des bouteilles d’eau minérale composant les tuyaux de passage du liquide calorifique :

Maison bioclimatique

solairethermique_1.jpg

source image : passeursdenergie.be

Quelques règles de base :
-bien construire, apprendre à consommer sans gaspiller.
-construire en fonction du climat où l’on vit.
-assurer à sa maison une bonne étanchéité calorifique avant de faire appel aux énergies renouvelables.

Quelques chiffres :
-30 m2 de capteurs haut rendement disposés sur le toit permettent d'économiser l'équivalent de 1000 à 2000 litres de fuel
- puissance solaire (en moyenne) reçue par m2 sur terre :1000 W/m2 .
- cela correspond à peu près en moyenne à un apport énergétique de 1000 kWh par m2 qui peut atteindre 2700 kWh par m2 pour une région très ensoleillée .

Description du chauffe-eau solaire

On utilise un cumulus polyvalent avec plusieurs sources d’alimentation, en premier lieu le circuit solaire, on envoie les calories du récepteur vers le système d’échange du cumulus par l’intermédiaire d’un liquide calorifique : le propylène glycol (antigel non dangereux). La mesure du pH permet de savoir si l’antigel est encore performant ou pas, et s’il faut le changer. Il doit rester basique. En cas de non ensoleillement, il y a un basculement entre le système thermique et la chaudière fossile classique (gaz, électricité ou fuel). Entre 50 et 80% de l’eau chaude peut être assurée par le solaire.

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Vendredi 12 février 2010

Le Développement Durable : c'est quoi ?


<<C'est un développement qui répond aux besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures >> : c'est la définition la plus courte du développement durable qui est habituellement retenue .
Le développement durable regroupe trois volets :
-social
-économique
-écologique

Le volet social :
il touche aux conditions de vie , à l'égalité des chances , à la solidarité internationale....On se préoccupe des conditions de travail , que celui-ci soit rémunéré de façon équitable et suffisante.

Le volet économique :
il touche au système économique lui-même, à savoir production et consommation , emploi , commerce international. Il faut certes une économie performante , mais sans faire abstraction du volet social.

Le volet écologique (environnement) :
On s'intéresse à l'utilisation des ressources, à la gestion des déchets , à l'équilibre entre paysages naturels et cultures . Question : y a t-il compatibilité entre l'activité humaine et le maintien de la biodiversité ? Les ressources à long terme sont-elles préservées (on réfléchit aux conséquences de la pollution et on agit en conséquence).

dev_dur.jpg

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Dimanche 27 décembre 2009

Pourquoi le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre


Le dioxyde de carbone CO2 n'est pas le seul gaz à effet de serre ,mais il est souvent choisi en référence lorsqu'on évoque les problèmes de réchauffement climatique .
Le soleil nous envoie son énergie et il ne viendrait à l'idée de personne de nier son rôle essentiel pour les humains que nous sommes. Notons aussi que sans atmosphère , il ne serait pas question de vie , puisque la température de notre sol serait de - 15 °C (voir l'article sur le site de l'association IDDEES).

Oui , s'il n'y avait pas d'effet de serre , la vie sur terre serait impossible !
C'est pourtant cet effet de serre qui nous inquiète à cause du réchauffement climatique qui risque d'en découler s'il est trop important . Et effectivement une quantité de dioxyde de carbone "trop importante" dans notre atmosphère risque d'avoir des conséquences qui pourraient être dramatiques pour notre planète et donc pour les humains qui l'habitent.

Pour comprendre l'effet de serre , il faut savoir que certes nous recevons l'énergie solaire , mais aussi que notre terre et l'atmosphère rayonnent également . Ce rayonnement est particulier car il s'agit d'un rayonnement non visible à l'oeil, en dehors du spectre visible : l'infrarouge .

Le jardinier sait bien utiliser cet effet de serre pour faire lever ses salades . La serre consiste à faire lever ces salades sous une vitre . Celle-ci est transparente à la lumière visible , mais elle l'est très peu à l'infrarouge . Dès lors , cet infrarouge est comme prisonnier entre la plaque de verre et la terre . C'est cet infrarouge qui contribue au réchauffement à l'intérieur de la serre . Pour notre terre , l'atmosphère fait office de vitre . Celle-ci possède une émissivité , notée ε , et l'émissivité dépend de la quantité de gaz à effet de serre présente dans l'atmosphère . Le processus et la valeur de l'émissivité résultent de l'interaction entre le rayonnement infrarouge émis par le sol et l'atmosphère . Si l'atmosphère contient des gaz qui absorbent l'infrarouge , plus la quantité de gaz est importante, plus l'émissivité est importante .

Reportons-nous au spectre d'absorption du dioxyde de carbone CO2

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Samedi 19 décembre 2009

Développement industriel, économique et limitation du réchauffement climatique : incompatibilités ?

Appelons "chat un chat" , Copenhague est un échec ! Kyoto ....c'était mieux !!


La réduction des émissions des gaz à effet de serre de 50% d'ici à 2050 par rapport au niveau de 1990 : on devra se contenter de l'engagement individuel des Etats à réduire leurs émissions de gaz à effet de Serre . "Au revoir" la volonté de limiter l'élévation de température de notre planète d'ici 2050. On avait bien envisagé la mise en place d'une organisation mondiale chargée d'assurer un minimum de contrôle des dégagements de CO2 : on n'en parle plus !


Un point positif :30 milliards de dollars seront distribués sur trois ans aux pays les plus menacés par les changements climatiques. Et ensuite, 100 milliards de dollars à partir de 2050 pour le financement de l’adaptation aux changements climatiques. Mais , qui va payer, et comment ?


Les pays émergents ne veulent pas payer pour les pollueurs . Les grands pollueurs : les Etats Unis et la Chine .Pas question pour les chinois que l'on contrôle leur taux démission de CO2 : cela constituerait une forme d'ingérence !

Y aurait-il donc une incompatibilité entre le développement économique et des préoccupations légitimes de protéger notre planète , ce qui est aussi une façon de protéger l'homme , protéger les générations futures ?...


Disons le franchement , nos hommes politiques sont davantage préoccupés par le court terme , c'est à dire des résultats aux élections de quel ordre qu'elles soient. C'est un refus de partager la solidarité sur le long terme, un refus du futur, un refus de partager avec les pays du sud , ceux qui risquent d'être les premières victimes d'un réchauffement climatique.



Dimanche 13 décembre 2009

De Kyoto à Copenhague

Le protocole de Kyoto, a été ouvert à ratification le 16 mars 1998, et est entré en vigueur en février 2005. Il a été ratifié à ce jour par 183 pays à l'exception notable des États-Unis. L'objectif était de stabiliser les concentrations des gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui limite toute perturbation due à l'activité humaine dangereuse pour le système climatique. Les pays signataires ont donc été invités à publier des inventaires de leurs émissions de gaz à effet de serre, à établir des programmes nationaux contenant des mesures visant à atténuer les changements climatiques. Le protocole de Kyoto allait plus loin encore puisqu'il comportait des engagements absolus de réduction des émissions pour 38 pays industrialisés, avec une réduction globale de 5,2 % des émissions de dioxyde de carbone d'ici 2012 par rapport aux émissions de 1990.


Où en sommes nous actuellement ?


On espérait réduire de d'au moins 5% d'ici 2012 les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux émissions de 1990 . Or nous sommes déjà 30% au-dessus de ce niveau et on s'attend à 40% , voire 50 % au dessus en 2012 .

Kyoto semble donc être un échec .
Alors que faire ? Faut-il fixer des objectifs plus contraignants ? Faut-il définir des quotas assez stricts ?Faut-il envisager des sanctions pour les "mauvais élèves" ?

Un point positif : à Copenhague , les plus grands pollueurs de la planète que sont les Etats-Unis et le Chine sont présents , et l'Inde également. La prise de conscience mondiale sur la nécessité d'agir , doit nous réjouir et nous permet d'espérer que Copenhague ne sera pas un échec !

Nous ne pouvons toutefois pas ignorer les intérêts divergents des pays développés et des pays émergents , ces derniers n'étant pas enclins à payer pour les pollueurs que sont les premiers . Ces pays émergents peuvent-ils réduire leurs taux d'émission tout en se développant ? Pour contourner les raisons de l'échec de Kyoto, Gwyn Prins et Steve Rayner , deux partisans à réduire les émissions de gaz à effet de Serre, font cinq propositions :

1-Il faut concentrer les efforts sur les plus gros émetteurs de CO2 de la planète et non pas tenter de mettre d'accord plus de 170 pays.

2-Instaurer des marchés d'échange du carbone efficaces mais dans lesquels les participants seraient volontaires.

3-Investir massivement dans la Recherche et le Développement sur l'énergie et notamment sur les renouvelables afin de faire baisser rapidement leurs coûts et les rendre compétitives faces aux énergies fossiles (charbon , pétrole,gaz).

4-Investir dès maintenant pour s'adapter au réchauffement qui est déjà en cours.

5-Mettre en avant des projets locaux et modestes mais efficaces plutôt qu'un grand programme mondial sans effets .

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Vendredi 11 décembre 2009

Qu'attendre de Copenhague

La conférence qui s’ouvre lundi 7 décembre dans la capitale danoise sous l’égide de l’ONU, sera une négociation décisive pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

co2_b.jpg

La conférence , c'est :

- 192 pays qui vont tenter de s'accorder sur un effort planétaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre

- une première semaine de travail pour bâtir un texte qui servira d'outil de négociation.

-la deuxième semaine verra l'arrivée des ministres de l'environnement

- le 17 et le 18 décembre celle de plus de cent chefs d'état et de gouvernement

Le chantier est immense :

-Très technique

-il a des conséquences de fond sur l'activité économique

-c'est la première négociation sur un enjeu global

-il s'agit de façonner ce siècle et de dire comment les économies pourront se développer

On devrait parvenir à un accord :

-sur la nécessité de limiter à 2°C le réchauffement de la planète avant 2100

-Les Etats Unis et la Chine ont du modifier leurs positions

-en quantifiant la réduction des émissions des gaz à effet de serre et en jetant les bases d'une économie décarbonée.

Des divergences subsisteront certainement :

-on n'est pas d'accord sur la traduction en chiffres de la réduction nécessaire d’émissions pour limiter le réchauffement

- L’engagement de réduire de moitié les émissions d’ici à 2050 risque aussi de ne pas faire consensus

-Les pays émergents ne souhaitent pas être contraints par les mêmes règles que les pays développés

Alors devons nous être optimistes pour notre planète , saurons nous être responsables de son devenir ? Les efforts à fournir seront-ils partagés équitablement ?...............